Autrefois, avant d’admirer Steve Jobs et de découvrir le design, mes icônes dans le monde informatique étaient Linus Torvalds et Tim Berners-Lee. Elles le sont toujours.
Il y a deux jours, Linus Torvalds a annoncé ceci :
“Linux ne fait pas partie de ces projets anti-IA, et si cela dérange quelqu’un, il peut toujours suivre la philosophie de l’open source et créer une branche dérivée. Ou tout simplement s’en aller.”
Je vois, d’un côté, des discours anti-IA souvent très méfiants, par exemple dans le monde académique ou créatif et, de l’autre, des discours très vendeurs pleins de promesses, par exemple dans le monde technologique ou entrepreneurial.
Oui, il y a une part de marketing, de publicité et de hype avec l’IA, et c’est cette part (plus que l’IA elle-même) que beaucoup adorent détester (pour plusieurs, l’IA sert aujourd’hui de nouveau symbole des dérives du capitalisme).
Mais depuis le début, il est possible de voir ce qu’il y a sous cette couche de communication : une valeur réelle, concrète, parfois impressionnante, parfois déstabilisante, mais qui ne se révèle qu’à celles et ceux qui la pratiquent.
Une fois n’est pas coutume, je vais citer une jeune entrepreneure française en IA, Zeyneb Madi, qui, à date, est la seule à avoir su dire (sur LinkedIn, peut-être avec l’aide de Claude) un ressenti que j’ai très fort depuis un moment :
“J’en ai marre des sommets IA bourrés de célébrités qui parlent mindset sans avoir jamais déployé un agent en production.”
Moi aussi ! On ne peut plus aujourd’hui avoir une opinion solide sur l’IA sans l’avoir pratiquée.
C’est juste ça, mon point. Être anti-IA ne me dérange pas. Ce n’est pas mon approche, mais j’aimerais que cette position soit le fruit d’une pratique réelle, d’une réflexion personnelle et d’une expérience directe des outils.
Oui, il existe une forte hype autour de l’IA. Mais c’est la partie visible de l’iceberg destinée au consommateur. La partie invisible destinée à toutes et tous, il faut l’explorer.
Merci, Linus. Une position pragmatique, fondée sur l’expérience et l’observation plutôt que sur les postures.
